J’ai reçu un
très beau message élogieux de la part de ma marraine et de mon parrain, en
voici certaines parties, non pas que je veux me « vanter »,
mais ce message, m’a servi de réflexion pour une autre petite bulle…
« Très chère Sarah,
Je me posais la question… et maintenant je sais… Je
t’admire d’aller au plus profond de toi-même. Tu es tellement belle (physique)
et là, je découvre une femme audacieuse, intelligente, intéressante et de plus
une écrivaine exceptionnelle.
A ton retour tu n’auras qu’à publier tes blogs pour
faire agir d’autres comme toi qui se posent des questions et qui enfin peut
être oseront.
Sarah tu m’épates et je suis heureuse de te
re-découvrir. Te lire m’impressionne et me fait réfléchir (on est jamais
trop vieux !!!) Je vais continuer de te lire avec Bonheur.”
Qu’est-ce que vous voulez, comme j’ai déjà
dit, tout ce que j’ai à faire ici c’est penser (et manger… mais bon ça c’est
une autre histoire #5livresenplusmerde). Alors, pourquoi ne pas vous faire part
de certaines de mes réflexions, comme il est indiqué dans le message ci-dessus
peut-être que cela aidera d’autres personnes à s’arrêter un moment dans le flux
quotidien pour se plonger dans d’ ‘’énormes’’ J réflexions
pour… pour quoi dont ? Ah oui, avancer vers quelque chose là… sûrement…
Alors, premièrement ce message m’a beaucoup
touché, mais je me demande aussi si je mérite autant de compliments et
d’admiration. J’ai l’impression de ne
pas faire plus que lorsque je suis à Montréal. Enseigner à des enfants.
Pourtant lorsque je le fais à Montréal, je n’ai pas autant de reconnaissance.
Le fait d’être dans un autre pays est-il à la base de cette admiration ?
Sûrement. Mais vraiment, quand on le vit, quand on choisit de le faire, ce
n’est pas le courage qui nous pousse, non, c’est plutôt une envie de fuir une
vie qu’on trouvait banale. C’est triste dit comme ça… Un besoin de fuir une
routine qui nous étouffe, est-ce si héroïque ? Peut-être, si l’on pense
que plusieurs personnes resteront dans cette vie qu’ils n’aiment pas, par peur du changement. J’aurais peut-être dû
vous avertir que ce message n’est pas empreint de gaieté et de cheval blanc,
mais peut-être n’auriez vous pas eu envie de le lire et bon… J’ai comme un
besoin de me confier ça d’l’air…
Je ne suis pas triste pourtant, je ne suis pas
down non plus, je suis neutre. Ni heureuse comme il y a quelques semaines, ni
malheureuse, juste vide de sentiments, mais pas de questionnements comme vous
le constaterez. Être vide de sentiments, je pense que c’est pire qu’être
malheureuse parce qu’alors dans ces moments de tristesse on ressent au moins
quelque chose. Pas d’enthousiasme, pas de motivation, ça doit être un passage
normal… 2 mois… 1/3 du chemin. Une chance que je n’en suis que là parce que je
pense avoir beaucoup de choses à apprendre encore, sur moi-même surtout. En
quête d’une illumination peut-être, haha ! La lecture du Dalaï-Lama aide
peut-être à augmenter mon questionnement sur le sens de la vie, sur la façon de
réellement connaître le bonheur. C’est peut-être ce qui me rend vide, une purge
de sentiment pour mieux renaître tel le phénix. ;P
Ce qui est sûr, en ce moment je suis moins
souriante, mes élèves sont intenses… Je les ai même qualifié cette semaine de
« suceurs de bonheur ». Ouin, je sais c’est intense dit comme ça,
mais j’ai tellement de difficulté à être de bonne humeur avec eux que mon vide
intérieur vient peut-être de là ? Il vient aussi peut-être du fait que je
ne me sens pas à la hauteur des éloges que je reçois. Je me demande ce que je
fais de si exceptionnel ? J’ai décidé de partir sans vraiment de
convictions, juste un besoin de m’évader de ma routine, de ma job qui me
faisait un peu chier… Finalement, c’était peut-être changer deux trente sous
pour une piastre. Finalement, la routine me rattrape avec le manque en plus.
Puis, je cherche encore. Et je me questionne. Si c’était ça la vie
finalement ? Il faut peut-être arrêter de chercher toujours plus, toujours
mieux et juste essayer de rendre les journées, si simples soient-elles, en un
quotidien doux et heureux. Pas parfait. Arrêter de se poser mille questions,
mille questions !!!!! En fait, ce qui me motive un peu en ce moment c’est
ça : essayer de trouver ce qu’est le bonheur et comment JE peux y parvenir
au quotidien. Qu’est-ce qui fait que je suis heureuse pendant un moment,
remplie… Puis vide l’instant suivant ?
Quand je trouve la recette, je vous le dit,
juré craché !
Et juste de partager, je me sens déjà mieux !
(Ce blog a été écrit en grand manque de
milkshake aux fraises… Toujours pas de nouvelle… J’avais pourtant qualifié ce
petit pêché de « bonheur en boîte »… Finalement, c’est peut-être ça
la recette : crème glacée à la vanille, fraise, lait, mettre au mélangeur
et déguster avec le sourire aux lèvres… )
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