dimanche 29 janvier 2012

Il en reste cinq

 Un mois déjà...


La semaine a été tranquille, autant en émotions qu’à l’école. La routine commence à s’installer et le cœur à moins ressentir l’éloignement. Les deux premières semaines sont les plus difficiles et après ça va, on entre dans la routine, dans le fait qu’on est là, au moment présent. On arrête de se poser milles et une question, on vit le moment, on commence à se rendre compte qu’on est loin de la maison, mais qu’on vit quelque chose d’extraordinaire qui nous façonnera pour l’avenir. Le besoin d’écrire se fait moins ressentir, le besoin de partager aussi. Il faut comprendre qu’habiter au même endroit pendant six mois est bien différent de voyager, de se déplacer pendant ces six mois. Moi, j’ai une routine, autant qu’au Québec ! Travail, souper, exercices, dodo. Et ça recommence le lendemain. C’est juste l’environnement qui change, il fait plus chaud, il fait toujours beau, j’ai toujours les pieds complètement dégueulasses à la fin de la journée… 

Il y a des dromadaires qui se promène dans le quartier, sur lesquels on  peut grimper pour une modique somme de 1$. Même pas besoin d'aller à Tombouctou!

On va à l’épicerie et ça nous coûte le total pour des yaourts. On fait toujours chauffer de l’eau pour se laver, se laver accroupie dans la salle de bain en se versant un peu d’eau sur le corps, déjà un mois ! J’y pensais hier, en me lavant les cheveux, je me disais : Wow ! Ça fait un mois que je me lave en faisant chauffer de l’eau et en me versant un peu d’eau sur le corps et je ne me pose pas de questions… Mais je me suis quand même fait la réflexion que l’eau chaude courante, c’est vraiment génial ! J’ai aussi fait ma lessive, à la main bien sûr, et vraiment mon dos et mes mains de blanches ne sont pas très efficaces pour laver une dizaine de pantalons et autant de hauts dans un seau… Non, mais pensez-y… Les machines, c’est fou ! Il y a aussi, le fait qu’on doit laver tous les légumes, fruits, laitue avec de l’eau de javel avant de les consommer, imaginez le travail pour la laitue, chaque feuille doit être regardée, frottée, rincée. Chez nous, un peu d’eau et c’est fini ! Donc, c’est ces petites choses au quotidien qui nous font apprécier le plus notre petit monde du Québec ! La variété dans la bouffe, la facilité en tout !

La préparation d'un souper
Trois fois par semaine, c'est Mae qui fait nos soupers. C'est toujours bon jusqu'à maintenant, mais encore une fois, ce n'est pas ce qu'il y a de plus varié! Riz, couscous... Nous avons quand même eu la chance de manger des boulettes surprises et des piments farcis (de riz...).
Cette semaine, j’ai participé à l’élaboration du repas, j’ai pilé l’ail, persil et piment fort pour faire la sauce pour le poisson. C’était bon quand même, mais le poisson du fleuve Niger, je ne sais pas à quel point il n’est pas rempli de cochonneries ou non…  
Et nous avons mangé ça avec des allocos et des frites maisons!! Miam ! Des bananes plantains frites !! C’est si bon ! 






L'arrivée du weekend

On peut dire que ça fait un mois que je suis là maintenant! Déjà! Ça passe vite, je pense que je ne verrai pas trop les six mois passés... Je commence à mieux connaître les gens, donc mes weekends sont un peu plus remplis! Je me garde tout de même toujours une journée pour venir travailler à l'école. Planifier ma semaine! Comme ça ensuite, je peux relaxer! :) 

Alors, hier je suis allée me balader avec Stéphanie et son petit bonhomme sur la rue Princesse, puis la rue Blabla et finalement la rue goudronnée des fripes pour finir au supermarché La Fourmi et le Azar. Nous avons ensuite dégusté un excellent chawarma kafta (viande de mouton marinée) au Rayan. Dans l'après-midi, j'ai vu mon nouvel ami français Luc. Petite boisson froide et shisha à l'hôtel de l'Amitié près de la merveilleuse piscine! Pas question de se baigner hier par contre, vraiment aucune envie... 25 degré ce n'est vraiment pas assez chaud.. brrrr!  En soirée, j'avais un souper au Broadway avec 3 québéboises et leurs maris Maliens. C'était bien, une belle soirée où le franc parler québécois a ressorti un peu!

Vraiment hier, c'était bien! J'étais heureuse. J'avais envie de sourire à tout le monde, le moment où je marchais seule dans la rue avec tous les enfants qui me disaient: "Bonjour! Bonjour!" Ça fait tellement du bien de se sentir profondément bien, ressentir le moment présent à l'instant où cela se présente, le monde arrête de tourner. Même si ça dure 3, 5, 10 minutes, savoir le prendre, le toucher et le voir, le capturer et le garder. J'ai réussi cela hier et je suis prête à revivre d'autres moments de béatitude, amenez-vous!
 

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