samedi 21 janvier 2012

Le grand marché



Hier, c'était mon baptême du grand marché appelé aussi le marché rose, car au tout début, le marché se tenait seulement autour d'une bâtisse rose, puis au fil des ans, il est devenu pratiquement une ville en soit. Après près de 3h à déambuler entre les étalages de toutes sortes, nous n'avions même pas fait le 1/4 du marché, c'est vraiment gigantesque et épuisant! Non seulement, il faut être sans cesse en alerte pour les motos, les gens qui nous tirent le bras pour qu'on achète, les "Toubabou, toubabou" (la blanche, la blanche!) qu'on entend sur mon passage auxquels, je répondais souvent: "Oui, le noir?", mais aussi pour les petites mains baladeuses si vites glissées dans son sac. Vraiment après tout ça, nous étions épuisées! Un énorme merci à Hawa qui m'a accompagné, premièrement je me serais fait harceler beaucoup plus et deuxièmement, je me serais perdue assurément!
Donc, pas facile de magasiner dans le grand marché... Dès que tu poses les yeux sur quelque chose, ils pensent que tu veux l'acheter, même pas besoin d'y toucher, c'est insupportable parfois, ils te retiennent pas le bras et te mettent des choses sous les yeux... Il faut vraiment que je commence à apprendre le mambara, ça me sortirait de l'embarras parfois et ils aiment bien ça entendre les blancs le parler!

"Dis ton prix"

Bien sûr, ici c'est la loi du marchandage. Par exemple, hier, même si je ne voulais pas acheter de masques, j'étais intriguée par le prix qu'ils les vendaient, ayant déjà une idée en tête grâce aux nombreux masques achetés au Burkina... Donc, je demande: 60 000 fcfa, l'équivalent de 120$. Bien entendu, beaucoup trop cher! Le plus cher que j'ai payé au Burkina était de 10 000 fcfa (20$). Finalement, après avoir fait un petit achat d'un Père Noël en matière recyclé, après avoir fait le tour de tous les étalages, après discussions, sur discussions, sur discussions, le prix du masque est devenu 15 000, 12 500 puis 10 000 et presqu'en me suppliant à genoux de l'acheter, car il devait acheter le jour même un mouton pour le baptême de son fils. Bref, je ne l'ai pas acheté. Mais on peut voir ici que le marchandage prend du temps, de la volonté et surtout qu'il ne faut pas céder, mais c'est fatiguant, surtout quand on sait qu'on va se faire avoir de toute façon...



Les grigris

Voilà la photo de tous les émois!
Ce qui m'a le plus marqué dans ma visite du marché, ce sont les nombreux vendeurs de grigris. Des têtes, des peaux, des ossements, etc. Je n'avais jamais vu des étalages du genre au Burkina... Donc, je voulais les prendre en photos! Certains vendeurs se soucient peu du fait qu'on prenne des photos, mais d'autres deviennent un peu plus agressifs... Donc, à cause de cette photo de crâne de singe, j'ai failli me faire arracher ma caméra et causer tout un émoi dans le marché! Quatre hommes se sont levés en me disant de leur donner ma caméra (ben oui!) et un me retenait très fort par le bras. Je leur ai un peu crié dessus et ils sont partis assez vite, mais tout le monde nous regardait...
Hérissons, tortues, cornes

Bref, une journée haute en couleur, mais j'ai déjà hâte d'y retourner!


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