mercredi 18 janvier 2012

Milkshake aux fraises et princesse!


  o0o0oo0ooo Bulle oOoOOoOo0o0

Je crois que j’ai une petite bulle au cerveau en écrivant ce blog aujourd’hui, c’est peut-être à cause de ma découverte extraordinaire de ce carton de milkshake aux fraises, vraiment, du bonheur en boîte ! Il faut comprendre que lorsqu’on est en Afrique de l’Ouest, il n’est pas long que notre rapport à la nourriture change. Ça doit être en partie à cause du manque de variété… Pain, pâtes, riz, sauce, pain, banane, nutella, couscous, pain, œufs, … Bien sûr, il y a autre chose, mais tellement hors de prix qu’on se « satisfait » en quelque sorte de ce que je viens de mentionner. Mais Oh ! Bonheur ! Quand on découvre un petit rien à 500 fcfa (environ 1$) qui nous caresse le palais, entoure la langue et glisse doucement dans la gorge (pardon, ça fait juste deux semaines que je suis partie, je ne devrais pas parler comme ça… ;) Voilà, on est en extase, un point c’est tout. Mais malheur, c’était le dernier, le dernier ! Et là, la question qui tue : Va-t-il y en avoir d’autres ? Où vais-je trouver cette nouvelle drogue bon marché ? Vraiment, je suis déjà en manque ! Bon, ce n’est pas tout, voilà la bulle :  milkshake aux fraises…. Enfance… princesse…. Prince charmant… Bulle de milkshake, hop ! Où sont-ils les princes charmants sur leur cheval blanc, près à mourir d’être loin de leur douce moitié, les poils hérissés, la passion, les cheveux dans le vent, le sourire aux lèvres, la passion qui donne des ailes ? Maman, je te le demande ! Petites filles on en rêvait et maintenant on fait semblant de ne plus y croire, mais au fond on en rêve toute encore ! (Ce sujet s’étend bien plus dans ma tête, mais bon, je vais garder le reste pour moi… )

Et là, vous vous demandez : « Mais quel est le rapport avec le Mali ? » C’est vrai, aucun. C’est plutôt la remise en question qu’apporte cette décision que j’ai prise de venir ici, seule, qui est en cause. Remise en question aidée par mes parents qui me demandent, chaque fois qu’ils en ont l’occasion, qu’elles ont été mes motivations pour faire ce choix. Voilà, ça travaille être à l’autre bout du monde sans amis (pour l’instant seulement j’espère…), c’est tout ce que j’ai à faire penser depuis deux semaines, penser, penser, penser… Donc, le lien, s’il n’est pas clair, vous m’excuserez, mais j’en suis venue à la conclusion qu’on part loin de chez soi, de nos repères, des gens qu’on aime pour « voir », voir ce que ça fait. Tout simplement. Partir pour ressentir.



Partir pour ressentir...

On croit toujours que ce sera exceptionnel, le voyage, la découverte de soi, l’É-LÉ-VA-TION (ha ! ha !), mais on se rend vite compte que non seulement la vie d’où on est partie continue comme elle était, mais qu’elle est super au fond cette vie. Alors, partir pour ressentir. Oui, sentir qu’il n’y a rien de mieux que chez soi : sa routine du jeudi soir, celle des weekends à Sutton, sortir le chien quand on se les gèle, mais être tellement heureuse de voir cette petite boule d’amour qui semble te sourire, les imprévus, l’amie qui arrive chez toi à l’improviste juste pour parler, la bouffe (ça revient toujours à ça…), la petite coupe de vin entre amies,  vous savez de quoi  je parle de toute façon, les p’tites choses du quotidien, celles qui font le bonheur qu’on ne voit pas toujours. Oui, voilà pourquoi j’ai besoin de partir loin, loin, loin, besoin de partir pour le comprendre, pour le ressentir et Oh ! Combien l’apprécier X 1000 au retour !!! Jusqu’au jour où je ne me souviendrai plus de tout ça, que j’aurai oublié comme on est bien chez soi et que je devrai partir encore une fois… Vous savez maintenant pourquoi !

Nostalgique oui, triste aucunement, car je sais que lorsque je reviendrai, rien aura changé et C’EST ÇA qui est si bien !



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