mercredi 22 février 2012

La fin du "mutisme bloggaire", une autre bulle réflexive...


J’ai reçu un très beau message élogieux de la part de ma marraine et de mon parrain, en voici certaines parties, non pas que je veux me  « vanter », mais ce message, m’a servi de réflexion pour une autre petite bulle…  
« Très chère Sarah,
Je me posais la question… et maintenant je sais… Je t’admire d’aller au plus profond de toi-même. Tu es tellement belle (physique) et là, je découvre une femme audacieuse, intelligente, intéressante et de plus une écrivaine exceptionnelle.
A ton retour tu n’auras qu’à publier tes blogs pour faire agir d’autres comme toi qui se posent des questions et qui enfin peut être oseront.
Sarah tu m’épates et je suis heureuse de te re-découvrir. Te lire m’impressionne et me fait réfléchir (on est jamais trop vieux !!!)  Je vais continuer de te lire avec Bonheur.”
Qu’est-ce que vous voulez, comme j’ai déjà dit, tout ce que j’ai à faire ici c’est penser (et manger… mais bon ça c’est une autre histoire #5livresenplusmerde). Alors, pourquoi ne pas vous faire part de certaines de mes réflexions, comme il est indiqué dans le message ci-dessus peut-être que cela aidera d’autres personnes à s’arrêter un moment dans le flux quotidien pour se plonger dans d’ ‘’énormes’’ J réflexions pour… pour quoi dont ? Ah oui, avancer vers quelque chose là… sûrement…

Alors, premièrement ce message m’a beaucoup touché, mais je me demande aussi si je mérite autant de compliments et d’admiration.  J’ai l’impression de ne pas faire plus que lorsque je suis à Montréal. Enseigner à des enfants. Pourtant lorsque je le fais à Montréal, je n’ai pas autant de reconnaissance. Le fait d’être dans un autre pays est-il à la base de cette admiration ? Sûrement. Mais vraiment, quand on le vit, quand on choisit de le faire, ce n’est pas le courage qui nous pousse, non, c’est plutôt une envie de fuir une vie qu’on trouvait banale. C’est triste dit comme ça… Un besoin de fuir une routine qui nous étouffe, est-ce si héroïque ? Peut-être, si l’on pense que plusieurs personnes resteront dans cette vie qu’ils n’aiment pas,  par peur du changement. J’aurais peut-être dû vous avertir que ce message n’est pas empreint de gaieté et de cheval blanc, mais peut-être n’auriez vous pas eu envie de le lire et bon… J’ai comme un besoin de me confier ça d’l’air…

Je ne suis pas triste pourtant, je ne suis pas down non plus, je suis neutre. Ni heureuse comme il y a quelques semaines, ni malheureuse, juste vide de sentiments, mais pas de questionnements comme vous le constaterez. Être vide de sentiments, je pense que c’est pire qu’être malheureuse parce qu’alors dans ces moments de tristesse on ressent au moins quelque chose. Pas d’enthousiasme, pas de motivation, ça doit être un passage normal… 2 mois… 1/3 du chemin. Une chance que je n’en suis que là parce que je pense avoir beaucoup de choses à apprendre encore, sur moi-même surtout. En quête d’une illumination peut-être, haha ! La lecture du Dalaï-Lama aide peut-être à augmenter mon questionnement sur le sens de la vie, sur la façon de réellement connaître le bonheur. C’est peut-être ce qui me rend vide, une purge de sentiment pour mieux renaître tel le phénix. ;P
Ce qui est sûr, en ce moment je suis moins souriante, mes élèves sont intenses… Je les ai même qualifié cette semaine de « suceurs de bonheur ». Ouin, je sais c’est intense dit comme ça, mais j’ai tellement de difficulté à être de bonne humeur avec eux que mon vide intérieur vient peut-être de là ? Il vient aussi peut-être du fait que je ne me sens pas à la hauteur des éloges que je reçois. Je me demande ce que je fais de si exceptionnel ? J’ai décidé de partir sans vraiment de convictions, juste un besoin de m’évader de ma routine, de ma job qui me faisait un peu chier… Finalement, c’était peut-être changer deux trente sous pour une piastre. Finalement, la routine me rattrape avec le manque en plus. Puis, je cherche encore. Et je me questionne. Si c’était ça la vie finalement ? Il faut peut-être arrêter de chercher toujours plus, toujours mieux et juste essayer de rendre les journées, si simples soient-elles, en un quotidien doux et heureux. Pas parfait. Arrêter de se poser mille questions, mille questions !!!!! En fait, ce qui me motive un peu en ce moment c’est ça : essayer de trouver ce qu’est le bonheur et comment JE peux y parvenir au quotidien. Qu’est-ce qui fait que je suis heureuse pendant un moment, remplie… Puis vide l’instant suivant ?

Quand je trouve la recette, je vous le dit, juré craché !
Et juste de partager, je me sens déjà mieux !

(Ce blog a été écrit en grand manque de milkshake aux fraises… Toujours pas de nouvelle… J’avais pourtant qualifié ce petit pêché de « bonheur en boîte »… Finalement, c’est peut-être ça la recette : crème glacée à la vanille, fraise, lait, mettre au mélangeur et déguster avec le sourire aux lèvres… )


dimanche 5 février 2012

Quand le feu est pris aux pneus...


Les évènements de Bamako

On entend beaucoup de choses aux nouvelles et sur les réseaux sociaux, mais il ne faut pas céder à la panique. La semaine dernière, il y a eu quelques évènements fâcheux autour et à Bamako même. Tout à commencé avec la révolte des femmes de Kati qui s’inquiètent pour leurs maris de qui elles sont sans nouvelle depuis plusieurs semaines. Ces hommes sont des soldats partis dans le Nord du Mali pour « combattre » les forces ennemis financées par le président même. On entendait que seulement deux soldats avaient été tués, il s’avère qu’ils sont des milliers… De quoi inquiéter avec raison ces femmes de soldats. On obtient l’information aux gouttes à gouttes, beaucoup de ouï-dire, difficile de décerner la vérité. Jeudi, des manifestations ont eu lieu au centre-ville de Bamako. Des voyous en profitent pour mettre la ville sans dessus-dessous. Ils brûlent des pneus au centre des routes, brisent des vitrines… Il y en a toujours pour profiter… Les manifestations ont pourtant été pacifiques, les gens veulent parler au président, connaître la vérité. Ils ne sont pas dupes. Ces événements ont fait en sorte qu’il y a eu une panique générale dans la communauté des gens de l’Afrique du Nord qui ont fuit en bon nombre. Jeudi matin 21 élèves sur 22, jeudi après-midi 8 élèves sur 22. La directrice a donc décidé de fermer l’école pour le vendredi. Sur le qui-vive à savoir si les manifestations allaient reprendre de plus belle après la grande prière du vendredi, la journée a été bien calme. Donc, un petit congé forcé qui m’a permis de faire une belle rencontre et de passer une superbe journée ! (deux québécois d'une soixantaine d"année avec villa piscine, air climatisée, cuisinier, lasagne, vin!) Comme quoi, à quelques petites choses malheur est bon!
 
Siby

Samedi, je suis allée à Siby, un village à 1h de Bamako avec Claire, Jean-Yves (deux québécois ici pour 3 mois qui travaillent à l'IOTA *institut ophtalmologique trans-afrique), Lucie et Sékou. Ça fait tellement de bien de sortir de la folie de la ville un peu, pour se retrouver dans des villages, dans les grands espaces. Petit arrêt au marché, toujours une halte haute en couleurs pour faire de magnifiques photos ! Non seulement, les habits des femmes sont multicolores, mais les faits cocasses se multiplient ! Voyez par vous-même !

Ensuite, direction l’arche de  Kamadjan pour une petite randonnée d’une heure pour voir l’attraction touristique de la ville ! Et aujourd'hui, je suis raquée un peu des cuisses, ishhh la la, va falloir me remettre en forme de retour au Québec! Puis, marche d'une trentaine de minutes pour aller voir d'ancien four de forgeron (nous on pensait qu'on allait voir travailler des forgerons... pentoute.. vive la clarté africaine!). Et j'ai terminé ma journée toute seule au Rayan a mangé un excellent charwama encore une fois! :) 
Le chef du village de Sébé

 Dimanche matin

En me levant ce matin, je me suis dit pourquoi pas inviter les amis pour un pique-nique au parc national!? Alors, sms par-ci, appel par là! J'ai réussi à réunir six personnes pour un petit dîner bien sympathique au parc!









Enfants du village qui court pour se faire photographier!


Finalement, mon weekend a été très bien rempli et la semaine recommence demain, avec un petit congé vendredi pour une fête mulsumane!

Alors, la routine est bien installée maintenant! J'ai ma petite vie bamakoise et je m'y plaît bien!

dimanche 29 janvier 2012

Il en reste cinq

 Un mois déjà...


La semaine a été tranquille, autant en émotions qu’à l’école. La routine commence à s’installer et le cœur à moins ressentir l’éloignement. Les deux premières semaines sont les plus difficiles et après ça va, on entre dans la routine, dans le fait qu’on est là, au moment présent. On arrête de se poser milles et une question, on vit le moment, on commence à se rendre compte qu’on est loin de la maison, mais qu’on vit quelque chose d’extraordinaire qui nous façonnera pour l’avenir. Le besoin d’écrire se fait moins ressentir, le besoin de partager aussi. Il faut comprendre qu’habiter au même endroit pendant six mois est bien différent de voyager, de se déplacer pendant ces six mois. Moi, j’ai une routine, autant qu’au Québec ! Travail, souper, exercices, dodo. Et ça recommence le lendemain. C’est juste l’environnement qui change, il fait plus chaud, il fait toujours beau, j’ai toujours les pieds complètement dégueulasses à la fin de la journée… 

Il y a des dromadaires qui se promène dans le quartier, sur lesquels on  peut grimper pour une modique somme de 1$. Même pas besoin d'aller à Tombouctou!

On va à l’épicerie et ça nous coûte le total pour des yaourts. On fait toujours chauffer de l’eau pour se laver, se laver accroupie dans la salle de bain en se versant un peu d’eau sur le corps, déjà un mois ! J’y pensais hier, en me lavant les cheveux, je me disais : Wow ! Ça fait un mois que je me lave en faisant chauffer de l’eau et en me versant un peu d’eau sur le corps et je ne me pose pas de questions… Mais je me suis quand même fait la réflexion que l’eau chaude courante, c’est vraiment génial ! J’ai aussi fait ma lessive, à la main bien sûr, et vraiment mon dos et mes mains de blanches ne sont pas très efficaces pour laver une dizaine de pantalons et autant de hauts dans un seau… Non, mais pensez-y… Les machines, c’est fou ! Il y a aussi, le fait qu’on doit laver tous les légumes, fruits, laitue avec de l’eau de javel avant de les consommer, imaginez le travail pour la laitue, chaque feuille doit être regardée, frottée, rincée. Chez nous, un peu d’eau et c’est fini ! Donc, c’est ces petites choses au quotidien qui nous font apprécier le plus notre petit monde du Québec ! La variété dans la bouffe, la facilité en tout !

La préparation d'un souper
Trois fois par semaine, c'est Mae qui fait nos soupers. C'est toujours bon jusqu'à maintenant, mais encore une fois, ce n'est pas ce qu'il y a de plus varié! Riz, couscous... Nous avons quand même eu la chance de manger des boulettes surprises et des piments farcis (de riz...).
Cette semaine, j’ai participé à l’élaboration du repas, j’ai pilé l’ail, persil et piment fort pour faire la sauce pour le poisson. C’était bon quand même, mais le poisson du fleuve Niger, je ne sais pas à quel point il n’est pas rempli de cochonneries ou non…  
Et nous avons mangé ça avec des allocos et des frites maisons!! Miam ! Des bananes plantains frites !! C’est si bon ! 






L'arrivée du weekend

On peut dire que ça fait un mois que je suis là maintenant! Déjà! Ça passe vite, je pense que je ne verrai pas trop les six mois passés... Je commence à mieux connaître les gens, donc mes weekends sont un peu plus remplis! Je me garde tout de même toujours une journée pour venir travailler à l'école. Planifier ma semaine! Comme ça ensuite, je peux relaxer! :) 

Alors, hier je suis allée me balader avec Stéphanie et son petit bonhomme sur la rue Princesse, puis la rue Blabla et finalement la rue goudronnée des fripes pour finir au supermarché La Fourmi et le Azar. Nous avons ensuite dégusté un excellent chawarma kafta (viande de mouton marinée) au Rayan. Dans l'après-midi, j'ai vu mon nouvel ami français Luc. Petite boisson froide et shisha à l'hôtel de l'Amitié près de la merveilleuse piscine! Pas question de se baigner hier par contre, vraiment aucune envie... 25 degré ce n'est vraiment pas assez chaud.. brrrr!  En soirée, j'avais un souper au Broadway avec 3 québéboises et leurs maris Maliens. C'était bien, une belle soirée où le franc parler québécois a ressorti un peu!

Vraiment hier, c'était bien! J'étais heureuse. J'avais envie de sourire à tout le monde, le moment où je marchais seule dans la rue avec tous les enfants qui me disaient: "Bonjour! Bonjour!" Ça fait tellement du bien de se sentir profondément bien, ressentir le moment présent à l'instant où cela se présente, le monde arrête de tourner. Même si ça dure 3, 5, 10 minutes, savoir le prendre, le toucher et le voir, le capturer et le garder. J'ai réussi cela hier et je suis prête à revivre d'autres moments de béatitude, amenez-vous!
 

samedi 21 janvier 2012

Le grand marché



Hier, c'était mon baptême du grand marché appelé aussi le marché rose, car au tout début, le marché se tenait seulement autour d'une bâtisse rose, puis au fil des ans, il est devenu pratiquement une ville en soit. Après près de 3h à déambuler entre les étalages de toutes sortes, nous n'avions même pas fait le 1/4 du marché, c'est vraiment gigantesque et épuisant! Non seulement, il faut être sans cesse en alerte pour les motos, les gens qui nous tirent le bras pour qu'on achète, les "Toubabou, toubabou" (la blanche, la blanche!) qu'on entend sur mon passage auxquels, je répondais souvent: "Oui, le noir?", mais aussi pour les petites mains baladeuses si vites glissées dans son sac. Vraiment après tout ça, nous étions épuisées! Un énorme merci à Hawa qui m'a accompagné, premièrement je me serais fait harceler beaucoup plus et deuxièmement, je me serais perdue assurément!
Donc, pas facile de magasiner dans le grand marché... Dès que tu poses les yeux sur quelque chose, ils pensent que tu veux l'acheter, même pas besoin d'y toucher, c'est insupportable parfois, ils te retiennent pas le bras et te mettent des choses sous les yeux... Il faut vraiment que je commence à apprendre le mambara, ça me sortirait de l'embarras parfois et ils aiment bien ça entendre les blancs le parler!

"Dis ton prix"

Bien sûr, ici c'est la loi du marchandage. Par exemple, hier, même si je ne voulais pas acheter de masques, j'étais intriguée par le prix qu'ils les vendaient, ayant déjà une idée en tête grâce aux nombreux masques achetés au Burkina... Donc, je demande: 60 000 fcfa, l'équivalent de 120$. Bien entendu, beaucoup trop cher! Le plus cher que j'ai payé au Burkina était de 10 000 fcfa (20$). Finalement, après avoir fait un petit achat d'un Père Noël en matière recyclé, après avoir fait le tour de tous les étalages, après discussions, sur discussions, sur discussions, le prix du masque est devenu 15 000, 12 500 puis 10 000 et presqu'en me suppliant à genoux de l'acheter, car il devait acheter le jour même un mouton pour le baptême de son fils. Bref, je ne l'ai pas acheté. Mais on peut voir ici que le marchandage prend du temps, de la volonté et surtout qu'il ne faut pas céder, mais c'est fatiguant, surtout quand on sait qu'on va se faire avoir de toute façon...



Les grigris

Voilà la photo de tous les émois!
Ce qui m'a le plus marqué dans ma visite du marché, ce sont les nombreux vendeurs de grigris. Des têtes, des peaux, des ossements, etc. Je n'avais jamais vu des étalages du genre au Burkina... Donc, je voulais les prendre en photos! Certains vendeurs se soucient peu du fait qu'on prenne des photos, mais d'autres deviennent un peu plus agressifs... Donc, à cause de cette photo de crâne de singe, j'ai failli me faire arracher ma caméra et causer tout un émoi dans le marché! Quatre hommes se sont levés en me disant de leur donner ma caméra (ben oui!) et un me retenait très fort par le bras. Je leur ai un peu crié dessus et ils sont partis assez vite, mais tout le monde nous regardait...
Hérissons, tortues, cornes

Bref, une journée haute en couleur, mais j'ai déjà hâte d'y retourner!


jeudi 19 janvier 2012

Et le lendemain...

Vous n'y croirez pas, mais j'ai trouvé le CHEVAL BLANC... Mais aucune trace du prince charmant... Une ballade dans le quartier hier soir m'a permis de croiser cette magnifique bête, je n'ai pas pu m'empêcher de la photographier, la situation est assez cocasse quand même!

Hier, j'ai même parcouru la ville à la recherche de mon fameux milkshake... Sans succès! Il ne faut pas perdre espoir dans aucune des deux quêtes... ;P

mercredi 18 janvier 2012

Milkshake aux fraises et princesse!


  o0o0oo0ooo Bulle oOoOOoOo0o0

Je crois que j’ai une petite bulle au cerveau en écrivant ce blog aujourd’hui, c’est peut-être à cause de ma découverte extraordinaire de ce carton de milkshake aux fraises, vraiment, du bonheur en boîte ! Il faut comprendre que lorsqu’on est en Afrique de l’Ouest, il n’est pas long que notre rapport à la nourriture change. Ça doit être en partie à cause du manque de variété… Pain, pâtes, riz, sauce, pain, banane, nutella, couscous, pain, œufs, … Bien sûr, il y a autre chose, mais tellement hors de prix qu’on se « satisfait » en quelque sorte de ce que je viens de mentionner. Mais Oh ! Bonheur ! Quand on découvre un petit rien à 500 fcfa (environ 1$) qui nous caresse le palais, entoure la langue et glisse doucement dans la gorge (pardon, ça fait juste deux semaines que je suis partie, je ne devrais pas parler comme ça… ;) Voilà, on est en extase, un point c’est tout. Mais malheur, c’était le dernier, le dernier ! Et là, la question qui tue : Va-t-il y en avoir d’autres ? Où vais-je trouver cette nouvelle drogue bon marché ? Vraiment, je suis déjà en manque ! Bon, ce n’est pas tout, voilà la bulle :  milkshake aux fraises…. Enfance… princesse…. Prince charmant… Bulle de milkshake, hop ! Où sont-ils les princes charmants sur leur cheval blanc, près à mourir d’être loin de leur douce moitié, les poils hérissés, la passion, les cheveux dans le vent, le sourire aux lèvres, la passion qui donne des ailes ? Maman, je te le demande ! Petites filles on en rêvait et maintenant on fait semblant de ne plus y croire, mais au fond on en rêve toute encore ! (Ce sujet s’étend bien plus dans ma tête, mais bon, je vais garder le reste pour moi… )

Et là, vous vous demandez : « Mais quel est le rapport avec le Mali ? » C’est vrai, aucun. C’est plutôt la remise en question qu’apporte cette décision que j’ai prise de venir ici, seule, qui est en cause. Remise en question aidée par mes parents qui me demandent, chaque fois qu’ils en ont l’occasion, qu’elles ont été mes motivations pour faire ce choix. Voilà, ça travaille être à l’autre bout du monde sans amis (pour l’instant seulement j’espère…), c’est tout ce que j’ai à faire penser depuis deux semaines, penser, penser, penser… Donc, le lien, s’il n’est pas clair, vous m’excuserez, mais j’en suis venue à la conclusion qu’on part loin de chez soi, de nos repères, des gens qu’on aime pour « voir », voir ce que ça fait. Tout simplement. Partir pour ressentir.



Partir pour ressentir...

On croit toujours que ce sera exceptionnel, le voyage, la découverte de soi, l’É-LÉ-VA-TION (ha ! ha !), mais on se rend vite compte que non seulement la vie d’où on est partie continue comme elle était, mais qu’elle est super au fond cette vie. Alors, partir pour ressentir. Oui, sentir qu’il n’y a rien de mieux que chez soi : sa routine du jeudi soir, celle des weekends à Sutton, sortir le chien quand on se les gèle, mais être tellement heureuse de voir cette petite boule d’amour qui semble te sourire, les imprévus, l’amie qui arrive chez toi à l’improviste juste pour parler, la bouffe (ça revient toujours à ça…), la petite coupe de vin entre amies,  vous savez de quoi  je parle de toute façon, les p’tites choses du quotidien, celles qui font le bonheur qu’on ne voit pas toujours. Oui, voilà pourquoi j’ai besoin de partir loin, loin, loin, besoin de partir pour le comprendre, pour le ressentir et Oh ! Combien l’apprécier X 1000 au retour !!! Jusqu’au jour où je ne me souviendrai plus de tout ça, que j’aurai oublié comme on est bien chez soi et que je devrai partir encore une fois… Vous savez maintenant pourquoi !

Nostalgique oui, triste aucunement, car je sais que lorsque je reviendrai, rien aura changé et C’EST ÇA qui est si bien !



samedi 14 janvier 2012

Le retour de la vache qui rit!



Première semaine complète terminée avec mes élèves, je peux dire que ça a passé vite! Les journées sont quand même longues, on a le temps de faire mille choses... Je suis vraiment brûlée, petit mal de gorge qui est arrivé en plus ce matin... En espérant que cela va se résorber! Donc, je m'adapte au climat, aux élèves, à la charge de travail petit à petit et bien sûr, ça va aller! Je n'ai jamais autant travailler, ça doit être le salaire qui m'encourage ;P

 Vendredi soir qui arrive

Hier, je suis allée à un 5 à 7 de Canadiens, j'y suis restée 5 minutes, il n'y avait personne... Peut-être que le prochain sera mieux? En revenant vers la maison en moto avec Hawa, elle est passée par le quartier Bankoni. C'est un quartier populaire de Bamako. Hawa m'a dit qu'on ne pouvait venir au Mali s'en passer par là. J'aimerais bien y retourner en fait, en marchant, pour prendre des photos, mais je ne sais pas comment les gens là-bas verraient ça, je n'irais pas toute seule par contre... Déjà, tout le monde me regardait et les enfants me pointaient! :) C'est vraiment rempli de monde, les boutiques sont collées les unes aux autres, les maisons aussi, c'est un dédale de ruelles, de petites cours. Je me suis vraiment sentie en Afrique de l'Ouest pendant un instant, c'était bien!

Le retour de la vache qui rit...

  Petit clin d'oeil à mes amies du Burkina! Cette fois le paquet, il est juste pour moi! :) Côté bouffe, les prix sont soient plus chers qu'au Québec ou sont les même pour des produits français. Donc, ça peut coûter cher... Alors, pour l'instant  je me nourris de pain, Nutella, bananes et yogourt! J'exagère presque pas...


La lessive


Les vêtements lavés à la main restent beaux plus longtemps, non? J'espère bien! Hier, c'était ma première lessive depuis que je suis arrivée et je l'ai faite moi-même! J'ai demandé à la bonne, mais ça me coûterait 10$ par mois! Quand même.. Si je peux la faire toute seule.. ha! ha! Je ne pense pas la faire pendant la période chaude par contre... Et pourquoi pas un petit luxe! :) 
Et voilà le travail!